Site Officiel FLORIN NICULESCU- swing, jazz, jazz manouche, violoniste jazz, violon, violin, swing, gipsy jazz , florin niculescu, Festivals, concerts, gipsy rhapsodie, django...
Florin Niculescu, Le violoniste Florin Niculescu est aujourd'hui un musicien majeur de la scène jazz internationale. Il a, au travers de ses multiples ...
Le violoniste Florin Niculescu est aujourd'hui un musicien majeur de la scène jazz internationale. Il a, au travers de ses multiples collaborations musicales, développé une sonorité propre et un langage singulier. Une singularité qui tient d'abord à sa personnalité, mais aussi à sa solide formation classique nourrie, par ailleurs, par l'expérience tzigane puis orientée vers le jazz dans ses diverses variantes.
Son irréprochable technique violonistique et sa phénoménale virtuosité - admirées de tous, musiciens et auditeurs - ne sont jamais, pour lui, une fin en soi mais bien les moyens d'exprimer sa personnalité musicale. De même, l'évidente filiation spirituelle avec Stéphane Grappelli (1908-1997) n'est en rien une limite
à son expression propre mais bien un aiguillon qui le pousse à toujours innover.
- Naissance le 8 février 1967 à Bucarest dans une famille tsigane.
Les membres de sa famille sont musiciens professionnels
- Il commence le violon avec son père vers quatre ou cinq ans
- 1973, il entre à six ans à l'Académie de musique George Enescu de Bucarest dont il sort avec un premier Prix
- 1984, il obtient une mention spéciale du jury au concours international Henri Wieniawski, à Lubiana
- A vingt-trois ans, il décide de quitter la Roumanie pour la France et arrive à Paris au début des années 1990.
- 1991, il rencontre le guitariste Boulou Ferré, la première des nombreuses collaborations du violoniste.
- Toujours en 1991 rencontre avec Pascal De Loutchek du trio "ARBAT" dont l'enregistremement du disque "Ilô".
- En 1993, il intègre ensuite le quintet du guitariste Romane, puis forme,
en 1994, un quintet avec le contrebassiste Jacques Vidal, le pianiste Michel Graillier, le guitariste Frédéric Sylvestre et le batteur Simon Goubert.
- 1995, il intègre le " New Quintette du Hot Club de France " de Babik Reinhardt (1944-2001), le fils de Django Reinhardt, et enregistre l'album éponyme puis ceux de Christian Escoudé (" a suite for gypsies ", 1998) et Marcel Azzola "
Fo(u)r Friends ", 1999).
L'enregistrement, en 1999, de " L'Esprit Roumain "Florilège" " permet la réunion sur un même album du père et du fils. Outre Corneliu Niculescu (violon),
on y retrouve Jani Lincan (cymballum), Angelo Debarre (guitar), Antonio Licusati (contrebasse), Ionoutz (accordéon) et Costel (contrebasse).
Toujours en 1999 et alors accompagné d'Emmanuel Bex (orgue) et de Simon Goubert (batterie), il enregistre " Gipsy Ballads ", qui sera nommé " Album jazz
de l'année " et pour lequel il recevra le prix " Talent Jazz " au Midem 2001.
Florin Niculescu participe au premier festival Django Reinhardt de New York,
qui se tient fin 2000, et y partage l'affiche avec Biréli Lagrène, Babik Reinhardt, Jimmy Rosenberg et Bucky Pizzarelli. Le concert fera l'objet d'un enregistrement public, paru sous le titre " Django Reinhardt NY Festival - Live at Birdland ".
Ce festival est aussi marqué, pour Florin Niculescu, par sa rencontre
avec George Benson, qui le gratifiera d'appréciations flatteuses et témoignera
de la forte impression que lui a fait le violoniste.
En juillet 2001, Florin Niculescu se produit en trio (avec Emmanuel Bex
et François Lézeau) au festival de " Jazz à Vienne " puis (avec Emmanuel Bex
et Simon Goubert) à celui de " Jazz in Marciac ", en première partie du pianiste Keith Jarett.
Au festival de jazz d'Oslo en 2001, il partage la scène avec le contrebassiste danois Niels-Henning Ørsted Pedersen et le guitariste belge Philip Catherine.
En cette même année 2001, Biréli Lagrène décide de la formation d'un quintette reprenant à l'identique la composition du " Quintette du Hot Club de France "
de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli et demande à Florin Niculescu d'occuper la place de ce dernier. Le " Gipsy Project " sort un album éponyme
en novembre 2001. Les quinze titres qui le composent donnent lieu
à des superbes échange entre Biréli Lagrène et Florin Niculescu. L'album reçoit
le Prix du public aux " Djangos d'Or " 2002.
Un second album, intitulé " Gipsy Project & Friends " et dans lequel
Biréli Lagrène et son quintet poursuivent leur lecture du répertoire de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, paraît en 2002.
La tournée mondiale qui suit est des plus marquantes. Le quintet se produit sans discontinuer et notamment dans les plus grands festivals tels que le festival de jazz de Montreux, le festival international de jazz " Jazz à Juan " à Antibes - Juan-les-Pins, le festival " Jazz In Marciac " ou encore le festival " Jazz à Vienne " (DVD " Biréli Lagrène Gipsy Project & Friends - Live Jazz à Vienne ", paru
en mars 2004).
Dans ce quintet, Florin Niculescu est flamboyant et habile dans l'art du contrepoint avec Biréli Lagrène. Le " Gipsy Project ", en jouant dans le son et dans l'esprit
qui exclut l'imitation du " Quintette du Hot Club de France ", fait vivre le jazz manouche et, en touchant un large public, il sort cette musique
de la confidentialité dans laquelle elle s'est trop longtemps retrouvée.
en 2003, création de "DJANGOPHONIE" une relecture originale et inédite de l'œuvre de Django Reinhardt (1910-1953).
Réunion d'une formation acoustique de jazz manouche et d'un quatuor classique ainsi qu'à l'alternance de parties écrites et arrangées et de parties improvisées.
en 2004, création de "GIPSY RHAPSODIE"
Parallèlement à cette intense activité, Florin Niculescu est très sollicité par les artistes de variété les plus en vue. Il en est notamment ainsi de Guy Marchand (album " NostalGitan ", 1998), Romain Didier (album " J'ai noté ", 2/1999), Françoise Hardy (album " Clair Obscur ", 5/2000), Dany Brillant (album " Dolce Vita ", 10/2001), Henri Salvador (album " Chambre avec vue ", 11/2001),
Patrick Bruel (album " Entre-deux ", 10/2002), Julien Clerc (album " Studio ", 5/2003) ou Charles Aznavour (album " Je voyage ", 2/2004).
Auteure : Sophie Decroix
FLORIN NICULESCU
(Violoniste, compositeur)
Gipsy rhapsodie – East and West
Hommage à Django Reinhardt et Stéphane Grappelli
L’ oeuvre composée par Florin Niculescu Gipsy Rhapsodie – East and West, pour orchestre symphonique, violon, guitares, contrebasse et batterie, a été donnée en création mondiale le 16 octobre 2004 avec l’Orchestre Pasdeloup, dirigée par Paul Staicu.
Cette oeuvre nous transporte dans l’univers riche et singulier de Florin Niculescu, nous emmène pour un voyage aux carrefours de diverses cultures qui loin de s’opposer se rencontrent et secomplètent naturellement.
Grâce à son charisme étonnant et à sa force d’interprétation, Florin Niculescu sait provoquer une véritable symbiose entre les musiciens de l’orchestre classique et les musiciens de jazz.
Florin Niculescu : des racines à la modernité
Florin Niculescu est né à Bucarest au sein d’une famille tsigane sédentaire dont tous les membres sont musiciens professionnels. C'est donc au sein d’un univers familial musical que Florin Niculescu eut une enfance puis une adolescence exclusivement dévolues à la musique en général et au violon en particulier.
Florin Niculescu est désormais un musicien majeur sur le plan international comme en
témoignent ses multiples collaborations avec des musiciens de tout premier plan. Doté d’une solide formation classique enrichie par l'expérience tzigane, il a très tôt développé une sonorité toute personnelle et un langage singulier. Mais pour Florin Niculescu, sa technique irréprochable et sa virtuosité phénoménale, bien qu’enviées et admirées de tous et de toutes, sont loin d’être une fin en soi. Ce sont pour lui les outils simples et naturels lui permettant d'exprimer son langage et d’affirmer sa personnalité. De même, son évidente filiation spirituelle avec Stéphane Grappelli n'est en rien une limite à son expression propre mais un stimulant le poussant inlassablement à innover.
Aujourd’hui, Florin Niculescu, après avoir mis son talent au service de nombreux musiciens est en quête d’un travail plus personnel, dans lequel il désire exprimer autant son sens de la composition que ses qualités de violoniste soliste, essentiellement dans le cadre de concerts avec des orchestres symphoniques.
« Gipsy rhapsodie – East and West »: une composition originale
Il est rare qu’un violoniste de jazz écrive une oeuvre symphonique : en effet, peu de musiciens sont capables d’évoluer avec un égal talent dans des mondes musicaux si différents que sont la musique classique et le jazz. C’est pourtant la démarche musicale de Florin Niculescu qui a souhaité créer une amplitude sonore tout autre que dans son répertoire jazz habituel : « J’ai fortement ressenti le désir de mélanger les sons de différents instruments d’un orchestre symphonique et la puissance qui
en découle ».
Florin retrace la genèse de Gipsy Rhapsodie – East and West avec beaucoup de profondeur et d’émotion :
« L’idée de cette oeuvre met en lumière les deux noms de Django Reinhardt et de Stéphane Grappelli, pionniers du jazz français, musiciens mythiques du XXème siècle, et dont l’unité de son unique est reconnue dans le monde entier. »
« C’est également une synthèse de sentiments par rapports à des endroits où j’ai été élevé et où j’ai grandi. Parmi tout ce que mon père m’a transmis, je garde notamment le goût de la liberté, qui est fondamentale et inhérente au peuple gitan ».
L’introduction de Gipsy rhapsodie – East and West, pour violon solo et orchestre,
représente les racines musicales et culturelles de Florin. Cette oeuvre a germé
naturellement dans son esprit : au confluent de diverses cultures, il relie également sa
création aux compositeurs classiques tels qu’Enescu ou Bartok qui avaient de fortes liaisons avec les traditions musicales de leurs pays et firent un travail très important de collectage, en particulier avec les gitans. Profondément ancré dans ses racines, Florin a voulu créer un monde « où les phrases musicales racontent l’histoire du son de la tradition des plus grands musiciens qui perpétuent une tradition orale très forte. Ce son populaire est totalement naturel pour moi ; c’est pourquoi j’ai jeté sur la partition les phrases de cette oeuvre d’une manière spontanée ».
Dans cette oeuvre, Florin Niculescu a évidemment mis en avant sa passion pour le jazz qu’il a découvert dès son plus jeune âge : découverte par le disque en Roumanie, et enfin
rencontres capitales dès son arrivée à Paris avec des musiciens comme les frères Ferré,
Babik Reinhardt ou encore Christian Escoudé. Cet amour du jazz étant sous-tendu par
l’immense respect qu’il voue à Stéphane Grappelli qu’il finira par rencontrer en 1994. Le
quartet de jazz s’exprime librement dans cette seconde partie ; c’est un rappel de l’unité
de son de Django Reinhardt et de Stéphane Grappelli, tout en tenant compte de la forme la plus réelle de l’improvisation américaine : le jazz.
Enfin, la dernière partie de Gipsy rhapsodie, après un passage improvisé, est un coup de
chapeau à la musique française. En effet, Florin sent avec beaucoup d’acuité l’imprégnation de la culture française (Claude Debussy, Maurice Ravel…) dans de nombreux lieux à Paris. Si Florin crée ce pont, c’est davantage dans l’esprit que dans l’écriture musicale. L’ oeuvre setermine en apothéose : tous les musiciens, jazzmen et orchestre symphonique, sont réunisen parfaite osmose pour un final particulièrement brillant.
Lors des rappels, moment priviligié de la soirée, le public se régale avec les thèmes Minor swing , Troublant boléro ou encore Aruman de Django Reinhardt, interprétés par l’orchestre symphonique et le quartet de jazz ; ces thèmes furent notamment l’objet d’un disque édité chez Harmonia Mundi en mars 2005 « Djangophonie ». Cet enregistrement fut le fruit du travail précédant de Florin Niculescu, à savoir une relecture originale de l’ oeuvre de Django Reinhardt, incorporant un quatuor classique et une formation acoustique de jazz manouche.
De là a émergé l’idée de développer et de prolonger ces arrangements dans une dimension encore plus éclatante ; la densité de ces interprétations clôt de manière éblouissante cet hommage à ces musiciens emblématiques que furent Django Reinhardt et Stéphane Grappelli.
|